Au retour de la Gaspésie - Richard Ramirez

Mon blogue

Au retour de la Gaspésie

Au retour de la Gaspésie - Richard Ramirez

En rentrant de mon séjour en bord de mer, j’avais encore le rythme des vagues dans la tête et le soleil qui me réchauffait la peau, me faisait immanquablement penser à ce lieu merveilleux où j’avais passé deux semaines à me reposer. Mes journées étaient tranquilles. Dès mon lever, je me mettais dans le jardin avec mon thé et des petits gâteaux. Les fleurs embaumaient et elles avaient toutes de belles couleurs qui égayaient le petit coin de verdure. J’avais loué cette modeste demeure par l’intermédiaire d’une amie. Nous nous connaissons depuis très longtemps, et elle m’a dirigé vers d’excellents spécialistes du traitement de l acné, un souci dont je ne parvenais pas à me débarrasser. Mon lieu de villégiature me donnait l’impression de revenir en arrière, lorsque j’étais enfant et que tout était facile. J’avais eu à travailler, à peine mon adolescence terminée, et je ne m’étais pas accordé de vacances pendant plusieurs années.

À présent, j’avais assez de temps à consacrer à un moment de pause. Pour moi, le plus important, c’était de profiter de chaque instant de mes vacances, sans penser à autre chose qu’à ce que j’allais emprunter comme chemin l’après-midi. Je partais vers l’heure du dîner pour aller dans la nature, et me faire un pique-nique en solitaire avec de bons produits de charcuterie, notamment, ainsi que des fromages et du bon pain. Avec une bouteille d’eau, j’étais comme un roi qui festoyait, tant le décor autour de moi était splendide. Je prenais souvent des chemins qui m’amenaient à un point de vue en hauteur, où mon regard pouvait embrasser tout le bord de la côte. Je passais du temps à contempler les nuances de la mer, le moutonnement des vagues et le vent qui soufflait dans les voiles des bateaux.

Ce paysage était comme un reflet du ciel, tant la mer en a les couleurs et les vagues font penser à des nuages. Puis, je redescendais et j’allais me baigner. Selon le lieu que je choisissais, la mer était, parfois fraîche, parfois plus tiède. L’odeur du sel et des algues me reposait l’esprit et je me laissais dériver sur le dos, dans un état de béatitude total. Après cette baignade quotidienne, je repassais par la demeure et je prenais mon véhicule pour aller en ville. Voilà tout ce que j’ai fait de mes vacances. Moi qui étais si stressé, j’ai réussi à décompresser, et je suis revenu complètement rasséréné.