Fasciné par la nature - Richard Ramirez

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Fasciné par la nature

Fasciné par la nature - Richard Ramirez

La vallée était encaissée entre deux montagnes. Une vue superbe s’étendait devant moi. Les ors et les orangés couvraient les monts. Une rivière au débit important coulait tout au fond. Même d’où j’étais, je distinguais la végétation de ses berges. Quelques fleurs subsistaient au milieu des graminées séchées par l’été. Leurs graines se répandraient dans la terre et pousseraient l’année d’après. J’étais fascinée par la capacité de la nature à se renouveler à chaque saison. J’habitais dans une maison de ville. Je n’étais que de passage ici, mais je me serais bien vu y rester. Je devais avoir beaucoup de courrier montreal qui m’attendait. J’avais un travail qui m’obligeait à loger dans une agglomération de grande importance. C’était un choix que j’avais fait depuis de nombreuses années et que, pour l’instant, je ne regrettais jamais.

Sauf en ces moments de communion avec la nature qui m’entourait. Quelques pas se firent entendre sur le sentier au milieu duquel je me tenais. Un homme aux cheveux gris était courbé sur une canne. Sa peau était ridée et tannée par le soleil. Un chapeau mou usé sur la tête, une besace en bandoulière, il avançait lentement. Il s’arrêta à ma hauteur et me salua. J’entamais la conversation. Il était natif de la région et son âge avancé ne lui permettait plus d’aller aussi loin que pendant sa jeunesse. Il connaissait pourtant une grotte, dont il m’indiqua la présence. Il me conseilla d’aller la visiter au milieu de la journée. Le matin ou le soir, il avait déjà vu des animaux en sortir. Il aurait bien aimé y retourner.

Je lui proposais de l’aider à avancer. Si je le portais d’un côté, il serait soulagé et il avancerait plus vite. Mon idée le fit sourire. Nous avons essayé de marcher ensemble. Nous sommes arrivés à la grotte. Il me montra des traces gravées dans la paroi. Il pensait qu’elles étaient très anciennes, mais il ne les avait jamais montrées à personne avant aujourd’hui. Sans ses indications, je serais passée à côté. Les sillons profonds formaient des roues traversées de rayons. Je les touchais du bout des doigts. Peut-être, un jour, je me souviendrais de cet endroit. Je m’installerais dans une demeure au bord de la rivière, tout en bas, et j’écouterais le chant des oiseaux et de l’eau, comme le fait le vieux monsieur que j’ai rencontré et dont je ne connais même pas le nom.