Nos dernières vacances d’été - Richard Ramirez

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Nos dernières vacances d’été

Nos dernières vacances d’été - Richard Ramirez

Père de deux filles, âgées de 13 ans et de 16 ans, je pense comme tous les pères, que je vis actuellement une période très difficile. Avec ma femme, qui fait sa crise de la quarantaine, et mes filles en plein âge de puberté, je vis l’enfer, que ce soit au niveau financier, ou dans la vie sociale. Par ailleurs, il y a un mois, nous sommes partis en vacances en Thaïlande, à la demande des filles. Une semaine avant le départ, je savais déjà que ça allait être difficile pour moi. En effet, après leurs courses, j’ai eu la mauvaise idée de fouiller dans les sacs. J’y ai vu des maillots de différentes couleurs très flashy, ce qui ne m’a pas surpris, mais ce qui m’a surtout choqué, c’est que les maillots en question étaient si petits, que j’imaginais mal mes filles les portant. En bon père de famille, et avec mon caractère un peu possessif, vis-à-vis de mes filles, je les ai appelés pour leur dire qu’il n’était pas question qu’elles s’exhibent avec ces accoutrements. Ce fut un peu le début de la dispute entre nous, quand leur mère a sorti l’argument qu’elles seront toujours sous nos yeux, et qu’elles ne risque rien, puisqu’on les a bien éduqués. J’ai donc dit, d’accord, parce que je leur faisais confiance. Arrivés sur les lieux, mes craintes se sont fondés, j’avais sous les yeux mes filles, qui étaient les proies des regards des vieux pervers et des jeunes arrogants, sur la plage. Immédiatement, je leur ai dit de mettre quelque chose pour se cacher un peu. Avec leur mère, elles ont donc acheté de petites châles et des jupes, des mini-jupes. Je trouvais encore qu’elles se dénudaient trop, mais d’un autre côté, je trouvais qu’elles étaient ravissantes, très jolies et j’en étais fier. Un soir, alors qu’on mangeait tranquillement dans un resto au bord de la mer, un garçon s’était approché de nous. Ma fille aînée s’est levé, a pris la main du garçon et me l’a présenté. Seulement à moi. C’était un garçon de 17 ans, très beau, malgré ces quelques petites tâche solaire, et qui fréquentait la même école qu’elle. J’en étais bouche bée, parce que je croyais que mes filles étaient encore très innocente, et qu’elles ne savaient pas encore ce que c’était que l’amour. Et là, tout en prenant ma main, ma fille m’a rassuré en me disant, « ne t’inquiète pas mon papa chéri, tu seras toujours le premier homme de ma vie et je ne ferai rien pour te blesser. » Par ces propos, j’ai invité le garçon à notre table qui s’est avéré être un bon garçon, bien éduqué. Les derniers jours de vacances s’étaient passés dans une ambiance plus détendue, parce que j’ai compris que mes filles devenaient grandes, et qu’il fallait que je m’assouplisse un peu. En effet, pour que notre relation ne se dégrade pas, il fallait que je sois un père cool.