Un oncle ingénieux - Richard Ramirez

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Un oncle ingénieux

Un oncle ingénieux - Richard Ramirez

J’avais vu un jour, mon oncle débarquer en trombe à la maison, après un périple de plusieurs années dans le monde, pour demander à ce qu’il y ait une réunion familiale entre mon père et mes tantes, afin de faire le point sur le revenu annuel du patrimoine. Il avait essayé, sans résultat, de retirer de l’argent avec sa carte bancaire dans un pays étranger. Il était passé par sa banque avant de nous voir, pour demander ce qu’il lui restait comme argent. Zéro, lui répondit la banquière. Il avait crié au scandale, avant de sortir de la banque et de venir nous foncer dans le tas, comme si nous étions coupables de son manque de ressources.

La réunion fut très houleuse. Il y avait des moments de cris, et des moments de silence en saccade. Mes tantes avaient essayé d’expliquer à mon oncle, qu’elles lui avaient demandé de revenir, il y a quelques années, pendant qu’elles avaient fait appel un conseiller en gestion de patrimoine pour établir clairement tous les revenus dégagés par les différents actifs. Il s’avère que la crise avait provoqué la perte de plus de 70 % de tout le stock du patrimoine. Elles avaient été obligées de se séparer d’un grand nombre de choses, afin d’éviter un endettement qui aurait étouffé toute la famille, au point de ne laisser que cela en définitive à la génération suivante. Elles s’étaient refusé à faire subir à leurs enfants, ainsi qu’à leurs neveux, le manque de jugeote dont elles avaient fait preuve, tout comme mon père.

Il en résulta que mon oncle resta plusieurs mois à faire le nécessaire à dresser plusieurs dossiers pour chercher la cause responsable de la mauvaise gestion du patrimoine. Il finissait par trouver une faille responsable de la fuite de pas mal de deniers. Il finit par faire le nécessaire pour redresser la barre de sorte à ce qu’il puisse profiter de nouveau des revenus du patrimoine laissé par nos anciens sans trop avoir à se soucier à gagner sa vie par un travail quotidien. Il retournait dans le monde on ne sait où, sans dire au revoir. Il était simplement revenu pour veiller à ce que l’usufruit dont il pouvait profiter, ne puisse jamais se tarir. Je ne savais quoi en penser. Je trouvais simplement que pour ne pas travailler, un fainéant était capable de faire maintes prouesses pour trouver toutes les failles possibles, tandis que des gens se disant bien-pensant, n’avaient pas fait le nécessaire pour veiller sur notre avenir. J’allais méditer longtemps sur ce que je venais de comprendre.