Une bonne solution ? - Richard Ramirez

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Une bonne solution ?

Surpris par la sonnerie de mon cellulaire, j’ai lâché le verre que je lavais dans mon évier, et il s’est brisé en mille morceaux. Je n’avais pas bien assuré ma prise, et il m’a glissé des mains. Une fois que je me suis essuyé, que j’ai pris le combiné et que j’ai répondu à l’appel, j’ai remarqué qu’une coupure était apparue sur mon annulaire. Fine et longue, elle n’était pas profonde. Je l’avais sentie, car elle m’irritait. J’ai désinfecté cette plaie. Mettre un pansement n’a pas été simple, il se décollait immédiatement. Après avoir enlevé tous les bouts de verre de mon évier, les avoir emballés dans du papier pour qu’ils ne coupent pas le sac de la poubelle, j’ai fait couler un café. Bien chaud, il était agréable à boire et réconfortant. J’ai repris mon dossier de financement privĂ©, pour le compléter, et j’ai écouté les informations, présentées par un journaliste très éloquent.

Une phrase a attiré mon attention. Elle concernait des mesures pour favoriser les entrepreneurs. J’ai écouté plus attentivement. Ensuite, des nouvelles du monde se succédèrent, toutes plus moroses les unes que les autres. J’ai changé de chaîne et j’ai commencé à visionner un documentaire sur les ours. C’était passionnant. De nouveau, mon smartphone me prévint d’un appel. La musique sélectionnée est un concerto de Mozart. C’est plus agréable à entendre qu’une note électronique en continu. J’ai décroché, en baissant le son de la télévision. Agnès, ma sœur, m’informait de la venue de son conjoint chez moi, dans l’après-midi. Il voulait m’emprunter de l’outillage. J’ai prévenu que je devrais m’absenter, certainement pendant une heure, vers la fin de la journée.

Mon beau-frère arriva en même temps que la pluie. Il franchit la porte de mon entrée le plus rapidement possible. Son imperméable et ses chaussures gouttaient sur le carrelage. Je lui ai proposé de mettre à sécher, dans la buanderie, ses affaires mouillées, ce qu’il fit. Je lui ai prêté une paire de chaussons, pour qu’il ait les pieds au sec, un gilet en laine, pour le réchauffer, et je lui ai préparé un bon chocolat au lait. Après cette boisson revigorante, il se sentait mieux. Quelques éternuements ont ponctué son discours, je lui ai proposé de prendre un rendez-vous chez un médecin, au plus vite. Je voyais qu’il s’était refroidi à cause de la pluie. Il a refusé mon offre, mais le lundi suivant, il n’a pas pu aller travailler.